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11/06/2018

Compléments alimentaires : démêlez le vrai du faux

Chute des cheveux ou préparation de la peau au soleil, les compléments alimentaires font un carton. Mais connaissez-vous vraiment ce que vous avalez ?

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Depuis quelques années, les compléments alimentaires s’invitent de plus en plus dans l’assiette des Français.

L’étude individuelle nationale des consommations alimentaires (INCA 3) menée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES) constate qu’ils sont aussi bien pris par les enfants que les adultes, surtout les femmes.

Ils sont principalement achetés en pharmacie mais l’achat sur Internet s’est fortement développé ces dernières années. Rappelons qu’il est conseillé de les acheter en pharmacie.

Évitez les sites internet, notamment hors UE, pour lesquels les vendeurs et fabricants ne sont pas toujours bien identifiés et qui peuvent proposer des produits interdits à la vente en France.

Ils sont à base de plantes

Vrai/Faux
Ils peuvent être composés de plantes au sens large (champignons, algues, micro - algues…), mais aussi de nutriments (vitamines et minéraux) et d’autres substances à but nutritionnel ou physiologique comme la caféine ou certains composés protéiques (acides aminés). On peut aussi y retrouver des arômes ou des additifs autorisés en alimentation humaine. Certains ingrédients peuvent être d’origine végétale et d’autres d’origine animale.

Un complément alimentaire est une alternative aux médicaments

Faux
Les compléments alimentaires sont des produits alimentaires dont le but est de compléter une alimentation normale habituelle. Ils constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique. Ils sont vendus sous plusieurs formes : gélules, comprimés, poudre ou encore ampoules. Ils ne sont pas des médicaments. Ils n’ont donc pas vocation à remplacer un traitement médical, ni à prévenir ou guérir une maladie.

La mention « complément alimentaire » doit apparaître sur l’étiquette

Vrai
C’est une des mentions imposées par la loi. Avant d’acheter, vérifiez, surtout pour les produits vendus sur internet, que l’étiquetage indique également la liste des ingrédients, la liste des allergènes, la quantité de produit (30 capsules, 20 ampoules, etc.), la date limite de conservation, des conseils d’utilisation et le nom et l’adresse du fabricant. Tous les compléments vendus en France doivent être étiquetés en français. 

De plus, la réglementation européenne encadre très strictement les allégations « santé ».  Elles ne doivent pas induire en erreur les consommateurs. Redoublez de vigilance vis-à-vis des produits vantant des propriétés « miracles » ou vendus en dehors des circuits traditionnels, notamment (internet, etc.).

Leur consommation ne présente aucun risque

Faux
Les compléments alimentaires, même s’ils sont souvent perçus comme anodins par les consommateurs, peuvent, dans certaines conditions, vous exposer à des risques. Certaines personnes doivent être particulièrement prudentes : les femmes enceintes et allaitantes, les enfants et les adolescents, les personnes âgées et les personnes sous traitement médical.

Avant de commencer une cure, et surtout si vous êtes une personne à risque, parlez-en à votre médecin, qu’il soit un spécialiste (pédiatre, gynécologue,...) ou un généraliste  et n’oubliez pas de préciser vos antécédents médicaux.

En cas d’effet indésirable, je peux alerter les services de santé

Vrai
Migraines, vertiges, troubles digestifs… Si vous constatez un effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien. Il le déclarera au système de veille sanitaire nutrivigilance. Vous pouvez également le déclarer sur Signalement.social-sante.gouv.fr

Deux, quatre ou six gélules par jour, il est possible d’en prendre autant qu’on le souhaite 

Faux
Gare aux excès ! Il faut respecter la portion journalière indiquée sur l’étiquette car, comme pour toutes substances actives, prendre des compléments n’est pas sans risque, surtout à fortes doses. Ainsi un apport execessif d’iode lors de la grossesse augmente le risque d’hypothyroïde chez le nouveau né. L’ANSES recommande d’éviter des prises prolongées, répétées ou multiples au cours de l’année sans les conseils d’un professionnel de santé.

 

La majorité d’entre nous n’a pas besoin de compléments alimentaires. Une alimentation équilibrée apporte l’essentiel des nutriments nécessaires pour couvrir nos besoins. Il est donc recommandé, avant d’en consommer, de demander l’avis à votre médecin.

Dernière modification le 11/06/2018