Origine des produits de la mer

Depuis décembre 2014(*), l'étiquetage des produits de la mer, poissons, crustacés, mollusques, autres invertébrés aquatiques et algues vendus dans le commerce (à l’étal du poissonnier ou sous emballage en rayon marée ou au rayon surgelés) doit mentionner, de manière lisible, sa zone géographique de capture, et s'il s'agit d’un produit d'élevage ou sauvage. C’est ainsi que l’on voit des mentions telles que « Pêché en ... » ou « Élevé en ... », suivi d’une indication géographique.

Pour les produits d’élevage, le nom de la zone pour les poissons est celui du pays dans lequel le produit a atteint plus de la moitié de son poids ou est resté plus de la moitié de sa période d’élevage. Pour les crustacés et les mollusques, le nom de la zone est celui du pays dans lequel s’est déroulée la dernière phase d’élevage, d’une durée minimale de 6 mois.

Pour les produits pêchés en eaux douces, le nom de la zone est celui du pays dans lequel a lieu la pêche, complété par la mention de l’origine des eaux (lorsque la capture a été faite dans un pays membre de l’Union Européenne). 

En ce qui concerne les espèces pêchées en mer, la zone de capture doit figurer en toute lettre ou sous forme abrégée (code des zones FAO). Dans ce dernier cas, une carte du monde avec la position de ces zones doit être affichée dans le rayon ou représentée sur le produit lui-même, de manière suffisamment visible et lisible par le consommateur.

Les zones de capture à proximité de la France sont « Atlantique Nord-Est » (zone FAO 27) et « Méditerranée - Mer noire » (zone FAO 37). Lorsque des produits de la mer sont capturés dans l’une ou l’autre de ces zones, la sous-zone de capture doit être indiquée.

FAO 27 et 37

En plus de l’indication de l’origine, l’étiquetage doit mentionner, entre autres, le nom scientifique de l’espèce pour des raisons de traçabilité (par exemple, pour le Cabillaud ou Morue : Gadus morhua) ainsi que la catégorie d’engin de pêche utilisé pour la capture des produits de la pêche (par exemple : sennes, chaluts etc.).

Les conserves ou les œufs de poissons, les produits cuits (à l’exception des crustacés non décortiqués) ou préparés avec d’autres ingrédients (salades, marinades, et notamment les plats cuisinés…)  ne sont pas concernés par ces dispositions. En revanche, si les produits ne comportent que des produits de la mer et sont présentés en brochettes, ficelés, bardés ou accompagnés d’un ingrédient utilisé uniquement à titre décoratif, ils doivent être étiquetés conformément au règlement.

Si le produit est vendu décongelé, le consommateur doit en être obligatoirement informé en rayon ou à l’étal.

En complément des informations obligatoires, l’étiquette ou le pique prix peuvent indiquer, à titre facultatif, la date de pêche ou de récolte, la date de débarquement, le port de débarquement, le pavillon national du navire de pêche ainsi que des données environnementales, d’ordre éthique ou social.

(*) Règlement (UE) n°1379/2013 portant organisation commune des marchés dans le secteur des produits de la pêche et de l'aquaculture (OCM) Chapitre IV (articles 35 à 39)

Après de nombreuses années d’actions des associations de consommateurs, les amateurs de produits de la mer ont pu en savoir un peu plus sur l’origine du poisson qu’ils achètent.
Du 13 au 16 décembre 2014, les bénévoles de la CLCV se sont penchés sur l’étiquetage des poissons de mer et d’aquaculture vendus au détail dans 111 points de vente à travers la France. Les résultats  de cette enquête coup de poing, montrant que la situation était loin d’être parfaite, ont été publiés dans les médias. Au vu des résultats, la CLCV a demandé une pleine application des règles d’étiquetage et que des contrôles soient effectués, rendus publics et les manquements sanctionnés.
En savoir plus : Enquête sur l’étiquetage des poissons vendus au détail et à l’étal