Bio
 
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C’est, avec le Label Rouge, le signe officiel le mieux connu des consommateurs.

C’est en 1980 que les pouvoirs publics français ont reconnu officiellement l’agriculture biologique et créé le label "AB".

L’agriculture conventionnelle, utilisatrice de pesticides et d’engrais de synthèse s’accompagne d’effets négatifs sur l’environnement, notamment d’une pollution diffuse des eaux.

L’agriculture biologique, en rupture avec ces modes de production, s’interdit l’utilisation des produits de synthèse, que ce soit pour fertiliser ou protéger les cultures. L’utilisation d’OGM est également exclue. Le « Bio » répond donc aux préoccupations croissantes des consommateurs et des citoyens pour le respect de l’environnement.

Cependant, les études montrent que la première motivation des consommateurs qui optent pour le Bio c’est la santé. Les effets des résidus de pesticides sur l’organisme inquiètent les consommateurs et les produits « bio » ont, a priori, l’avantage d’en être exempts.

Mais les produits « bio » restent encore significativement plus chers : de 15 à 30% selon les produits. La filière, bien qu’en développement, ne représente encore qu’un très faible pourcentage de la surface agricole française ce qui explique une partie de ce surcoût.

Pour en savoir plus : rubrique sur les pesticides

Des organismes de contrôle agréés par les pouvoirs publics sont chargés de contrôler le respect des cahiers des charges par les professionnels. L’ensemble du système de production, depuis les agriculteurs jusqu’aux transformateurs est concerné par ces contrôles.

Ceux-ci ont lieu au moins une fois dans l’année et reposent sur une analyse documentaire (certification et traçabilité des matières premières) et sur des analyses. Celles-ci permettent  de contrôler le respect de l’interdiction des produits chimiques de synthèse.

Selon le pourcentage d’ingrédients « bio » dans le produit fini, l’étiquetage peut être différent :

  • S’il y a plus de 95% d’ingrédients biologiques, l’emballage peut porter le logo AB et une mention du type « produit issu de l’agriculture biologique »
  • Entre 70 et 95% d’ingrédients « bio », la mention suivante peut apparaître : « X% des ingrédients d’origine agricole ont été obtenus selon les règles de la production biologique »
  • S'il y a moins de 70% des ingrédients sont « bio », aucune référence à l’agriculture biologique n’est autorisée.

Comme pour le Label Rouge et les AOC, c’est l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO) qui est en charge de la gestion du label « AB ».

Ce label présente une bonne fiabilité. La CLCV y a contribué en poursuivant certains professionnels indélicats qui l’utilisaient frauduleusement. Aujourd’hui, les contrôles montrent globalement un bon respect des cahiers des charges.

Toutefois, il faut noter que la démarche « Bio » correspond à une obligation de moyens : les producteurs s’engagent à ne pas utiliser de produits chimiques de synthèse. Mais cela n’exclut pas qu’exceptionnellement, du fait de contaminations accidentelles, on puisse retrouver des traces de pesticides dans des produits « Bio ».

En outre, les exigences du « Bio » s’arrêtent aux techniques agricoles : l’impact environnemental de la transformation, du transport et de la distribution n’est pas pris en compte.