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sept. 16

Etiquetage nutritionnel simplifié : l’expérimentation débute

Retrouvez tous les détails de l’expérimentation réalisée dans 60 magasins.

homme lisant_etiquetteDepuis le 26 septembre 2016, l’évaluation grandeur nature voulue par le ministère de la Santé a démarré. Elle a pour but de choisir le futur logo nutritionnel qui devrait aider les Français à mieux repérer les produits alimentaires favorables à la santé en complément de l’actuel tableau nutritionnel auquel personne ne comprend rien.

4 logos en concurrence

Deux d’entre eux sont synthétiques. C’est-à-dire qu’ils sont basés sur un code couleur traduisant la qualité nutritionnelle globale du produit. Les méthodes de calcul utilisées pour déterminer ces deux scores nutritionnels ont été jugées par l’ANSES de bonne qualité et leurs résultats relativement proches. Pourtant ils émanent de deux sources très différentes.
Le Nutri-Score est en effet l’évolution du système proposé par le président du Programme national nutrition santé (PNNS), Serge Hercberg. Il a les faveurs de nombreux scientifiques et positionne la qualité globale de l’aliment sur une échelle de couleurs.
Le second, baptisé Repère alimentaire SENS, est proposé par la Fédération du commerce et de la distribution, qui regroupe la plupart des grandes enseignes, et a été développé par Nicole Darmon, directrice de recherches à l'INRA. Il est lui aussi basé sur un code couleur, mais il s’accompagne d’indications de fréquences de consommation.

Les deux autres logos existent déjà : il s’agit des « Traffics lights » anglais (feux tricolores) et du système « GDA - NutriRepères » (Repères nutritionnels journaliers), très utilisé par l’agroalimentaire. Ils sont de type descriptif, c’est-à-dire qu’ils décrivent les teneurs en sucre, en gras et en sel des produits alimentaires. En clair, ils ne font que reprendre les données du tableau nutritionnel.

Voir les logos

Une expérimentation de 10 semaines

Dans 60 supermarchés situés dans 4 régions (Hauts-de-France, Normandie, Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes), les consommateurs vont participer pendant 10 semaines à une évaluation comparative.
Dans 20 magasins témoins, il n’y aura aucun logo. Cela permettra de mesurer entre autre l’influence des promotions et des campagnes publicitaires qui jouent fatalement un rôle dans les décisions d’achats.
Dans quatre groupes de 10 magasins, des produits porteront le logo de l’un des 4 systèmes en lice. Sont concernés le rayon traiteur frais (plats cuisinés frais, pizzas, quiches...), les plats cuisinés en conserve (raviolis, cassoulet…), les viennoiseries et enfin le rayon des pains industriels emballés (pain de mie, pains suédois, pains spéciaux précuits…). Soit environ 1500 références.

En parallèle, le ministère fait réaliser une étude qualitative, avant le démarrage et en cours d’expérimentation, pour analyser la réaction des consommateurs face à ces logos.

Quel résultat ?

Les résultats de l’évaluation sont attendus en décembre 2016. Ils devraient permettre au ministère de la Santé de décider début 2017 du système qu’il recommande.

Une inconnue demeure. Les critères qui motivent nos achats alimentaires n’étant pas uniquement nutritionnels, pas sûr que le délai de 10 semaines soit suffisant pour que l’un des 4 dispositifs sorte du lot.

C’est pourquoi la CLCV entend que la ministre tienne également compte pour sa décision finale des travaux actuellement en cours à l’ANSES sur la pertinence nutritionnelle de chacun des logos en concurrence.

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