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mer.
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juin 15

Produits à base de viande : les anomalies persistent

Dans son enquête sur la composition des produits à base de viande et des produits de charcuterie, la DGCCRF constate plus d’un quart d’anomalies.

saucisses merguezLes derniers contrôles effectués par la DGCCRF ont porté sur des produits de charcuterie (merguez, salamis, saucisses fraîche, produits de marque de distributeur fabriqués dans un autre pays de l’Union européenne), des produits à base de viande (kébabs) et des plats cuisinés à base de viande.

Malgré la signature par les professionnels d’une charte visant à améliorer les autocontrôles suite au scandale de la viande de cheval, le taux d’anomalies fait froid dans le dos ! Sur les 808 actions de contrôle, les prélèvements étaient « non conformes » à hauteur de 17,8 %, et « à surveiller » à hauteur de 5,3 %. Soit une anomalie dans plus d’un cas sur quatre ! Quant à l’étiquetage des produits, il n’était pas conforme dans 9% des cas.

Ainsi, l’analyse ADN a fait apparaître la présence d’espèces animales non annoncées ou non autorisées au regard des usages dans certains produits : porc (dans 11 % des échantillons), volaille (5 %), cheval (3 %). Dans plusieurs cas, les mentions « maison », « forestière », « frais » et « supérieur »ont été utilisées de manière trompeuse et des signes de qualité de manière abusive.

Les produits particulièrement signalés par la DGCCRF sont encore une fois les merguez et les kebabs. Par exemple, plus d’une merguez sur quatre contenait encore du porc non annoncé. Et dans plusieurs échantillons des traces de colorants interdits ou dépassant les doses réglementaires étaient présents, ou bien les ingrédients des mix d’additifs utilisés ou encore les arômes et les espèces employés n’étaient que rarement indiqués. La substitution d’espèces animales ou l’absence des espèces annoncées sur l’étiquetage concerne également les kébabs (valorisation de la présence de veau alors que la volaille était en quantité supérieure, par exemple).

Pour la CLCV, la persistance d’un taux d’anomalie relativement élevé est préoccupante. Cela serait dû, d’après l’autorité des contrôles, à l’insuffisance d’autocontrôles adéquats et à une maîtrise insuffisante des procédures de nettoyage par les professionnels.

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