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mer.
16
oct. 13

Sucres ou édulcorants ?

Notre cerveau pourrait faire la différence.

edulcorant en pastillesLes sucres ont un pouvoir calorique relativement élevé. En consommer trop peut être à l’origine d’une prise de poids ou de maladies telles que le diabète. Afin de préserver le plaisir associé au goût sucré, en évitant les calories, on peut avoir recours aux édulcorants. Leur succès est tel qu’on les retrouve dans de nombreux produits alimentaires. Il semblerait cependant que les édulcorants ne permettent pas réellement de réduire notre appétence naturelle pour le sucre. Plusieurs équipes de chercheurs travaillent à comprendre ce phénomène.

Récemment, une étude scientifique réalisée par des chercheurs de l’Université de Yale(*) a proposé une explication. Suite à des expériences comportementales menées sur des souris, ils ont identifié un signal cérébral particulier qui régule le taux de dopamine, l’hormone impliquée dans le phénomène de « récompense ». Celui-ci se déclencherait lorsque le sucre est transformé en glucose, le carburant de nos cellules. Mais il serait absent lors d’une consommation d’édulcorants puisque leur but est précisément d’apporter le goût sucré sans apporter d’énergie aux cellules.

Résultat, lorsque les chercheurs maintenaient les souris affamées (avec de faibles niveaux de sucre dans le sang), celles-ci étaient à la longue plus enclines à aller vers le sucre plutôt que vers l’édulcorant. Et ce même si l'édulcorant artificiel présenté (du sucralose) était au final plus doux au goût que la solution sucrée.

D’après les auteurs de cette étude, si ces conclusions sont bien généralisables aux humains, cela pourrait expliquer pourquoi les édulcorants n’ont pas pu ralentir l’épidémie d’obésité qui frappe les pays occidentaux.

(*) Luis A Tellez, Xueying Ren, Wenfei Han, Sara Medina, Jozelia Ferreira, Catherine Yeckel and Ivan E de Araujo. Glucose Utilization Rates Regulate Intake Levels of Artificial Sweeteners. The Journal of Physiology. Published online before print September 23, 2013 doi: 10.1113/jphysiol.2013.263103

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