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mer.
20
juin 12

Aspartame et grossesse

Y a-t-il un risque à consommer des édulcorants intenses comme l’aspartame pendant la grossesse ?

Aspartame dans une liste d'ingrédientsEn 2010, une étude publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition avait alarmé les médias. Elle concluait que les femmes enceintes consommant des sodas light avaient plus de risques d'accoucher prématurément que les autres.

À la demande du ministère chargé de la Santé, l’ANSES a donc étudié les effets de la consommation des édulcorants intenses chez la femme enceinte. En effet, d’après une enquête de l’INSERM, en France, presque 72% d’entre elles consomment des édulcorants.
Il y a quelques jours, l’agence nationale de sécurité sanitaire a fait un premier point sur les risques et les bénéfices nutritionnels qu’il y a à consommer, pendant la grossesse, 4 des édulcorants les plus fréquemment utilisés dans les produits alimentaires : l’aspartame, l’acésulfame K, la saccharine et le cyclamate.

En ce qui concerne les bénéfices qu’il pourrait y avoir à remplacer le sucre par un édulcorant intense pendant cette période, l’examen de la littérature scientifique publiée à ce jour ne permet pas d’identifier un bénéfice nutritionnel que ce soit sur la santé de la mère, le déroulement de la grossesse ou la santé du nouveau-né.
De la même façon, l’Anses estime que les données scientifiques disponibles chez la femme enceinte sont insuffisantes pour conclure à l’existence d’un risque potentiel. Mais en raison des incertitudes soulevées par l’étude de 2010, l’agence considère que de nouvelles recherches sont nécessaires. Côté français, les travaux vont donc désormais se poursuivre pour toutes les tranches d’âge de la population. Au niveau européen, l’EFSA travaille sur une éventuelle réévaluation de la DJA de l’aspartame.

Le débat sur l’aspartame et les édulcorants est donc loin d’être tranché !

En attendant, on peut tout à fait se passer de ces additifs. Mis à part quelques cas spécifiques (diabète par exemple), nous pouvons prendre l’habitude de consommer « moins sucré » ou « sans sucre » notre café, les tisanes, les yaourts et fromages blancs… Quant aux sodas, s’ils sont consommés de manière raisonnable et dans le cadre d’une alimentation équilibrée, on peut se passer des versions « light ».

(*)La dose journalière acceptable est la quantité d’une substance qui peut être consommée quotidiennement durant toute la durée d’une vie sans risque significatif pour la santé.

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